Aller au contenu
Rêves Vision

Première ST2S · Chapitre 6

Probabilités conditionnelles et indépendance

Cours de Première ST2S sur les probabilités conditionnelles et l'indépendance : arbre pondéré, tableau croisé, probabilités totales, appliqués au dépistage médical, avec exercices corrigés.

8 exercices corrigés · Première ST2S - programme commun technologique 2026 (BO 2 avril 2026) · Mis à jour en juin 2026

En santé-social, on raisonne sans cesse « sachant que » : la probabilité d’être malade **sachant qu’**on présente un facteur de risque, la probabilité qu’un test soit positif **sachant qu’**on est réellement malade. Ce sont des probabilités conditionnelles. Pour les manipuler, on dispose de trois outils complémentaires : l’arbre pondéré, le tableau croisé et la formule des probabilités totales. On termine avec l’indépendance, qui dit si deux événements sont liés ou non.

Ce que tu sauras faire

  • Je comprends et je calcule une probabilité conditionnelle PA(B)=P(AB)P(A)P_A(B) = \dfrac{P(A \cap B)}{P(A)}.
  • Je construis et je lis un arbre pondéré (produit sur une branche, somme des branches égale à 11).
  • Je passe d’un tableau croisé (malades / non-malades ×\times test positif / négatif) à des probabilités.
  • J’utilise la formule des probabilités totales pour calculer P(B)P(B).
  • Je sais tester l’indépendance de deux événements avec P(AB)=P(A)×P(B)P(A \cap B) = P(A) \times P(B).
  • Je comprends pourquoi un test positif ne signifie pas forcément « malade ».

À quoi ça sert ?

Un test de dépistage n’est jamais parfait : il peut être positif chez une personne saine (faux positif) ou négatif chez une personne malade (faux négatif). Pour interpréter un résultat, on a besoin des probabilités conditionnelles : « quelle est la probabilité d’être vraiment malade sachant que mon test est positif ? ». La réponse dépend fortement de la proportion de malades dans la population. Comprendre ce calcul, c’est éviter une erreur d’interprétation lourde de conséquences pour un patient. La même démarche sert à étudier un facteur de risque : la maladie est-elle plus fréquente chez les personnes exposées ?

La probabilité conditionnelle

Probabilité conditionnelle

Soit AA et BB deux événements, avec P(A)0P(A) \neq 0. La probabilité de BB sachant AA, notée PA(B)P_A(B), est la probabilité que BB se réalise lorsqu’on sait déjà que AA est réalisé. Elle se calcule par : PA(B)=P(AB)P(A)P_A(B) = \dfrac{P(A \cap B)}{P(A)}ABA \cap B (lire « AA inter BB ») est l’événement « AA et BB sont réalisés ».

Probabilité d'une intersection

En multipliant les deux membres par P(A)P(A), on obtient une formule très utile pour les arbres : P(AB)=P(A)×PA(B)P(A \cap B) = P(A) \times P_A(B) La probabilité que deux événements se produisent ensemble est le produit de la probabilité du premier par la probabilité conditionnelle du second sachant le premier.

Se placer dans une sous-population

Dans un groupe de patients, P(M)=0,30P(M) = 0{,}30 sont atteints d’une affection MM, et P(MF)=0,12P(M \cap F) = 0{,}12 sont à la fois atteints de MM et fumeurs (FF). La probabilité d’être fumeur **sachant qu’**on est malade est : PM(F)=P(MF)P(M)=0,120,30=0,40P_M(F) = \dfrac{P(M \cap F)}{P(M)} = \dfrac{0{,}12}{0{,}30} = 0{,}40 Autrement dit, parmi les malades, 40%40\,\% sont fumeurs. On a « zoomé » sur la sous-population des malades.

L’arbre pondéré

Règles de l'arbre pondéré

Un arbre pondéré organise une expérience en étapes successives. Sur chaque branche, on écrit une probabilité.

  • La somme des probabilités des branches issues d’un même nœud est égale à 11.
  • La probabilité d’un chemin (donc d’une intersection) est le produit des probabilités rencontrées le long de ce chemin.
  • Les branches de deuxième niveau portent des probabilités conditionnelles (PA(B)P_A(B), PA(B)P_A(\overline{B}), …).

A\overline{A} (lire « AA barre ») désigne l’événement contraire de AA, et P(A)=1P(A)P(\overline{A}) = 1 - P(A).

Un arbre de dépistage

On dépiste une maladie MM dans une population où P(M)=0,02P(M) = 0{,}02 (soit 2%2\,\% de malades). On note TT l’événement « le test est positif ». Le test a les caractéristiques suivantes :

  • chez un malade, il est positif dans 95%95\,\% des cas : PM(T)=0,95P_M(T) = 0{,}95 ;
  • chez un non-malade, il est négatif dans 90%90\,\% des cas : PM(T)=0,90P_{\overline{M}}(\overline{T}) = 0{,}90.

On en déduit les branches contraires : P(M)=10,02=0,98P(\overline{M}) = 1 - 0{,}02 = 0{,}98, puis PM(T)=10,95=0,05P_M(\overline{T}) = 1 - 0{,}95 = 0{,}05 et PM(T)=10,90=0,10P_{\overline{M}}(T) = 1 - 0{,}90 = 0{,}10.

1er niveau2e niveauCheminProbabilité du chemin
MM (0,020{,}02)TT (0,950{,}95)MTM \cap T0,02×0,95=0,0190{,}02 \times 0{,}95 = 0{,}019
MM (0,020{,}02)T\overline{T} (0,050{,}05)MTM \cap \overline{T}0,02×0,05=0,0010{,}02 \times 0{,}05 = 0{,}001
M\overline{M} (0,980{,}98)TT (0,100{,}10)MT\overline{M} \cap T0,98×0,10=0,0980{,}98 \times 0{,}10 = 0{,}098
M\overline{M} (0,980{,}98)T\overline{T} (0,900{,}90)MT\overline{M} \cap \overline{T}0,98×0,90=0,8820{,}98 \times 0{,}90 = 0{,}882

On vérifie que la somme des quatre chemins vaut 0,019+0,001+0,098+0,882=10{,}019 + 0{,}001 + 0{,}098 + 0{,}882 = 1.

Le tableau croisé

Lire un tableau croisé d'effectifs

Un tableau croisé range une population selon deux critères (par exemple : malade / non-malade en lignes, test positif / négatif en colonnes). Pour obtenir une probabilité :

  1. repérer l’effectif correspondant à la situation ;
  2. diviser par l’effectif total pour une probabilité simple, ou par l’effectif de la ligne (ou colonne) concernée pour une probabilité conditionnelle.

Une probabilité conditionnelle revient à se restreindre à une seule ligne (ou une seule colonne) du tableau.

Du tableau aux probabilités

On a testé 10001\,000 personnes. Les effectifs sont :

Test positif TTTest négatif T\overline{T}Total
Malades MM1919112020
Non-malades M\overline{M}9898882882980980
Total11711788388310001\,000
  • Probabilité d’être malade : P(M)=201000=0,02P(M) = \dfrac{20}{1\,000} = 0{,}02.
  • Probabilité d’avoir un test positif **sachant qu’**on est malade (on reste sur la ligne des malades) : PM(T)=1920=0,95P_M(T) = \dfrac{19}{20} = 0{,}95.
  • Probabilité d’être malade sachant que le test est positif (on reste sur la colonne des tests positifs) : PT(M)=191170,162P_T(M) = \dfrac{19}{117} \approx 0{,}162.

La formule des probabilités totales

Probabilités totales (cas de deux issues)

Lorsqu’une population se partage en deux sous-groupes contraires AA et A\overline{A}, la probabilité d’un événement BB se calcule en additionnant les chemins de l’arbre qui mènent à BB : P(B)=P(AB)+P(AB)=P(A)×PA(B)+P(A)×PA(B)P(B) = P(A \cap B) + P(\overline{A} \cap B) = P(A) \times P_A(B) + P(\overline{A}) \times P_{\overline{A}}(B) On « rassemble » toutes les façons d’obtenir BB.

Probabilité qu'un test soit positif

Avec l’arbre de dépistage précédent, un test peut être positif de deux manières : chez un malade (MTM \cap T) ou chez un non-malade (MT\overline{M} \cap T). La formule des probabilités totales donne : P(T)=P(MT)+P(MT)=0,019+0,098=0,117P(T) = P(M \cap T) + P(\overline{M} \cap T) = 0{,}019 + 0{,}098 = 0{,}117 Il y a donc 11,7%11{,}7\,\% de tests positifs dans cette population. On retrouve bien le total de la colonne « test positif » du tableau : 1171000=0,117\dfrac{117}{1\,000} = 0{,}117.

Renverser le conditionnement (du test à la maladie)

On connaît souvent PM(T)P_M(T) (fiabilité du test) mais on cherche PT(M)P_T(M) (être malade sachant le test positif). On enchaîne :

  1. calculer chaque intersection avec l’arbre : P(MT)=P(M)×PM(T)P(M \cap T) = P(M) \times P_M(T) ;
  2. calculer P(T)P(T) par les probabilités totales ;
  3. appliquer la définition : PT(M)=P(MT)P(T)P_T(M) = \dfrac{P(M \cap T)}{P(T)}.

Sur notre exemple : PT(M)=0,0190,1170,162P_T(M) = \dfrac{0{,}019}{0{,}117} \approx 0{,}162.

Le piège des tests : pourquoi seulement 16 % ?

Avec un test très fiable (95%95\,\% de bons résultats chez les malades), on obtient pourtant PT(M)0,162P_T(M) \approx 0{,}162 : un patient au test positif n’a qu’environ 16%16\,\% de risque d’être réellement malade. La raison : la maladie est rare (2%2\,\%), donc les non-malades sont très nombreux, et même 10%10\,\% de faux positifs parmi eux (9898 personnes) écrasent les 1919 vrais positifs. C’est pourquoi un test positif est presque toujours confirmé par un second examen. Plus la maladie est fréquente dans le groupe dépisté, plus PT(M)P_T(M) augmente.

L’indépendance

Événements indépendants

Deux événements AA et BB sont indépendants lorsque la réalisation de l’un ne modifie pas la probabilité de l’autre. Cela se traduit par l’égalité : P(AB)=P(A)×P(B)P(A \cap B) = P(A) \times P(B) De façon équivalente (si P(A)0P(A) \neq 0) : AA et BB sont indépendants lorsque PA(B)=P(B)P_A(B) = P(B).

Vérifier si deux événements sont indépendants

  1. Calculer P(AB)P(A \cap B) (effectif commun divisé par le total, ou produit d’une branche).
  2. Calculer séparément P(A)×P(B)P(A) \times P(B).
  3. Comparer : si les deux résultats sont égaux, AA et BB sont indépendants ; sinon, ils sont liés (par exemple un facteur de risque associé à la maladie).

Un facteur de risque est-il lié à la maladie ?

Sur 20002\,000 personnes, 400400 présentent un facteur de risque FF et 300300 sont malades MM ; parmi elles, 6060 cumulent FF et MM.

  • P(F)=4002000=0,20P(F) = \dfrac{400}{2\,000} = 0{,}20 et P(M)=3002000=0,15P(M) = \dfrac{300}{2\,000} = 0{,}15, donc P(F)×P(M)=0,20×0,15=0,03P(F) \times P(M) = 0{,}20 \times 0{,}15 = 0{,}03.
  • P(FM)=602000=0,03P(F \cap M) = \dfrac{60}{2\,000} = 0{,}03.

Les deux valeurs sont égales : ici FF et MM sont indépendants. La proportion de malades est la même chez les personnes exposées et non exposées : ce facteur n’apparaît pas comme un facteur de risque dans ces données.

Pièges à éviter

Ne pas confondre $P_A(B)$ et $P_B(A)$

FAUX : « le test est positif dans 95%95\,\% des cas chez les malades, donc un patient au test positif est malade à 95%95\,\% ».

VRAI : PM(T)=0,95P_M(T) = 0{,}95 (positif sachant malade) et PT(M)0,162P_T(M) \approx 0{,}162 (malade sachant positif) sont deux probabilités différentes. On ne se place pas dans la même sous-population : la première parmi les malades, la seconde parmi les tests positifs. Toujours repérer après le « sachant » dans quel groupe on se restreint.

La somme des branches, pas n'importe lesquelles

FAUX : « la somme de toutes les probabilités d’un arbre vaut 11 ».

VRAI : seules les branches issues d’un même nœud ont une somme égale à 11 (par exemple PM(T)+PM(T)=0,95+0,05=1P_M(T) + P_M(\overline{T}) = 0{,}95 + 0{,}05 = 1). En revanche, la somme des chemins complets (les intersections, au bout de l’arbre) vaut aussi 11, car ils décrivent tous les cas possibles.

Indépendant n'est pas contraire

FAUX : « deux événements indépendants ne peuvent pas se produire en même temps ».

VRAI : être indépendants signifie que l’un n’influence pas la probabilité de l’autre, pas qu’ils s’excluent. Des événements qui ne peuvent jamais se produire ensemble sont dits incompatibles (P(AB)=0P(A \cap B) = 0), ce qui est différent. On teste l’indépendance avec l’égalité P(AB)=P(A)×P(B)P(A \cap B) = P(A) \times P(B), jamais en regardant s’ils sont contraires.

Exercices corrigés

Du plus simple au plus exigeant. Cherche d'abord seul, puis déroule le corrigé détaillé.

Gratuit · corrigé

Calculer une probabilité sur un arbre

On donne un arbre pondéré à deux niveaux décrivant deux événements AA et BB. Au premier niveau : P(A)=0,6P(A) = 0{,}6 et P(A)=0,4.P(\overline{A}) = 0{,}4. Au second niveau : PA(B)=0,5P_A(B) = 0{,}5 et PA(B)=0,25.P_{\overline{A}}(B) = 0{,}25. a) Calculer PA(B)P_A(\overline{B}) et PA(B).P_{\overline{A}}(\overline{B}). b) Calculer P(AB)P(A \cap B), la probabilité du chemin AA puis B.B. c) Calculer P(AB).P(\overline{A} \cap B).

Voir l'exercice corrigé
Gratuit · corrigé

Lire un tableau croisé de dépistage

Dans un centre de santé, 200200 patients ont passé un test de dépistage. Les résultats sont donnés dans le tableau suivant : parmi les 5050 patients malades (M)(M), 4545 ont un test positif (T)(T) ; parmi les 150150 patients non malades (M)(\overline{M}), 3030 ont un test positif. On choisit un patient au hasard. a) Calculer P(M)P(M), la probabilité qu'il soit malade. b) Calculer PM(T)P_M(T), la probabilité que son test soit positif sachant qu'il est malade. c) Calculer PT(M)P_T(M), la probabilité qu'il soit malade sachant que son test est positif.

Voir l'exercice corrigé
Gratuit · corrigé

Construire l'arbre d'un dépistage

Dans une population, une maladie MM touche 5%5\,\% des personnes : P(M)=0,05.P(M) = 0{,}05. Un test de dépistage TT est utilisé. Chez une personne malade, il est positif dans 80%80\,\% des cas : PM(T)=0,80.P_M(T) = 0{,}80. Chez une personne non malade, il est négatif dans 90%90\,\% des cas : PM(T)=0,90.P_{\overline{M}}(\overline{T}) = 0{,}90. a) Déterminer P(M)P(\overline{M}), PM(T)P_M(\overline{T}) et PM(T).P_{\overline{M}}(T). b) Calculer P(MT)P(M \cap T), la probabilité d'être malade et d'avoir un test positif. c) Calculer P(MT)P(\overline{M} \cap T), la probabilité d'être non malade et d'avoir un test positif (un faux positif).

Voir l'exercice corrigé
Gratuit · corrigé

Probabilités totales : deux centres de préparation

Une pharmacie hospitalière prépare des poches de soin dans deux centres. Le centre AA prépare 70%70\,\% des poches, le centre BB en prépare 30%.30\,\%. Une poche peut présenter un défaut de conditionnement (D).(D). Au centre AA, 2%2\,\% des poches ont un défaut : PA(D)=0,02.P_A(D) = 0{,}02. Au centre BB, 5%5\,\% des poches ont un défaut : PB(D)=0,05.P_B(D) = 0{,}05. On choisit une poche au hasard. a) Calculer P(AD)P(A \cap D) et P(BD).P(B \cap D). b) En déduire P(D)P(D), la probabilité qu'une poche présente un défaut.

Voir l'exercice corrigé
Gratuit · corrigé

Un facteur de risque est-il lié à la maladie ?

Une étude porte sur 500500 personnes. On note FF l'événement « la personne est sédentaire » et MM l'événement « la personne présente l'affection étudiée ». On relève : 200200 personnes sédentaires, 150150 personnes atteintes de l'affection, et 9090 personnes à la fois sédentaires et atteintes. On choisit une personne au hasard. a) Calculer P(F)P(F), P(M)P(M) et P(FM).P(F \cap M). b) Les événements FF et MM sont-ils indépendants ? c) Calculer PF(M)P_F(M) et comparer à P(M).P(M). Interpréter.

Voir l'exercice corrigé
Gratuit · corrigé

Effet indésirable selon le groupe d'âge

Les patients suivis dans un service se répartissent en deux groupes d'âge : 60%60\,\% sont des patients jeunes (J)(J) et le reste des patients âgés (J).(\overline{J}). Après la prise d'un traitement, un effet indésirable léger (E)(E) apparaît chez 10%10\,\% des patients jeunes : PJ(E)=0,10P_J(E) = 0{,}10, et chez 20%20\,\% des patients âgés : PJ(E)=0,20.P_{\overline{J}}(E) = 0{,}20. a) Donner P(J)P(J) et P(J)P(\overline{J}), puis calculer P(JE)P(J \cap E) et P(JE).P(\overline{J} \cap E). b) Calculer P(E)P(E), la probabilité qu'un patient présente cet effet. c) Un patient présente l'effet indésirable. Calculer la probabilité qu'il soit âgé, PE(J).P_E(\overline{J}).

Voir l'exercice corrigé
Bonus

Synthèse : analyser complètement un dépistage

On dépiste une maladie MM dans une population où P(M)=0,10.P(M) = 0{,}10. Le test TT a une sensibilité PM(T)=0,85P_M(T) = 0{,}85 (positif chez les malades) et une spécificité PM(T)=0,80P_{\overline{M}}(\overline{T}) = 0{,}80 (négatif chez les non-malades). a) Construire l'arbre et calculer les probabilités des quatre chemins, puis vérifier que leur somme vaut 1.1. b) Calculer P(T)P(T) puis PT(M)P_T(M), et interpréter. c) Compléter un tableau croisé pour une cohorte de 10001\,000 personnes. d) Les événements MM et TT sont-ils indépendants ?

Débloquer l'exercice
Gratuit · corrigé

Test positif : est-on vraiment malade ?

Une maladie MM touche 4%4\,\% d'une population : P(M)=0,04.P(M) = 0{,}04. Un test TT détecte la maladie chez 90%90\,\% des malades : PM(T)=0,90.P_M(T) = 0{,}90. Chez les non-malades, il est négatif dans 95%95\,\% des cas : PM(T)=0,95.P_{\overline{M}}(\overline{T}) = 0{,}95. a) Construire l'arbre et calculer P(MT)P(M \cap T) et P(MT).P(\overline{M} \cap T). b) Calculer P(T)P(T), la probabilité d'avoir un test positif. c) Calculer PT(M)P_T(M), la probabilité d'être réellement malade sachant que le test est positif. Interpréter.

Voir l'exercice corrigé

Teste-toi

Quiz : 6 questions auto-corrigées

Vérifie en quelques minutes que tu as compris ce chapitre. Correction expliquée, score et points à la clé.

Commencer le quiz

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une probabilité conditionnelle ?
Une probabilité conditionnelle est la probabilité d'un événement B sachant qu'un autre événement A est déjà réalisé. On la note P de B sachant A et on la calcule en divisant la probabilité que A et B se produisent ensemble par la probabilité de A. En santé, c'est par exemple la probabilité d'avoir un test positif sachant qu'on est malade : on se place uniquement parmi les personnes malades, et on regarde quelle part d'entre elles a un test positif.
Pourquoi un test de dépistage positif ne veut pas toujours dire qu'on est malade ?
Parce qu'il faut distinguer deux probabilités différentes : la probabilité d'avoir un test positif sachant qu'on est malade, et la probabilité d'être réellement malade sachant que le test est positif. Quand la maladie est rare dans la population, les personnes non malades sont très nombreuses, donc même un faible taux de faux positifs produit beaucoup de tests positifs chez des personnes saines. La probabilité d'être vraiment malade après un test positif peut alors rester faible. C'est pour cela qu'un test positif est en général confirmé par un second examen.
Que signifie l'indépendance de deux événements ?
Deux événements A et B sont indépendants lorsque la réalisation de l'un ne change pas la probabilité de l'autre. Concrètement, A et B sont indépendants si la probabilité que A et B se produisent ensemble est égale au produit de la probabilité de A par la probabilité de B. En santé-social, cela revient souvent à se demander si un facteur de risque et une maladie sont liés ou non : s'ils sont indépendants, la proportion de malades est la même que l'on possède le facteur de risque ou non.